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Christian Laporte · La Libre Belgique · 28 mai 2008
Joël Rubinfeld avait accusé l'ex-ministre d'avoir assimilé Israël aux nazis à Nivelles.
Samedi dernier à Nivelles, des militants d'“Une paix juste au Proche-Orient” ont sensibilisé la population au sort de la Palestine en rappelant que l'indépendance d'Israël avait entraîné en 1948 l'expulsion de 750 000 Palestiniens et la destruction de 415 villages. Une mise en scène musclée qui a montré de manière imagée que les habitants avaient été chassés sans ménagement.
Les représentants des partis démocratiques furent ensuite invités à prendre la parole. Le MR était absent contrairement à Thérèse Snoy (Ecolo), Evelyne Stinghlamber (CDH) et André Flahaut (PS). Ce dernier a été pris à partie par le président du Comité de coordination des organisations juives, Joël Rubinfeld sur son site Internet où il l'a accusé d'“avoir assimilé la politique israélienne au nazisme” tout en y montrant une séquence filmée sur place avec des extraits des propos de l'ex-ministre de la Défense.
De manière surprenante, l'Union des déportés juifs a réagi au quart de tour contre le ministre qu'elle connaît de longue date pour avoir tenu “un discours laissant à penser qu'il assimile le sort des Palestiniens à celui des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et l'Etat d'Israël à un Etat nazi ou fasciste”. Et de lui demander “de retirer publiquement ses propos diffamatoires”.
André Flahaut a réagi mais en priant le CCOJB d'enlever sa séquence pour le moins réductrice des propos réellement tenus. “La vérité” a tenu à nous préciser le député PS “est que M.Rubinfeld, présent à Nivelles m'a prié de ne pas prendre la parole. Soit, mais de là à donner une version tronquée, je ne puis évidemment pas être d'accord. J'ai d'abord rappelé tout ce que j'ai pu faire pour la Communauté juive et en ai appelé au dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Et, surtout, j'ai exprimé mon rejet des extrémistes des deux camps, car je veux une paix juste et équilibrée pour les deux peuples!” Mais André Flahaut réplique surtout à l'assimilation: “L'unicité de la Shoah est une évidence; ne pas le reconnaître serait le plus grand non-sens historique et une faute grave. Mes actes de ministre sont tous allés dans ce sens”.
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