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Commission JJAC

Créée en 2005, l'organisation internationale JJAC (Justice for Jews from Arab Countries) s’est donnée pour objectifs de raviver la mémoire brisée et oubliée des Juifs originaires des pays arabo-musulmans, de rétablir la vérité historique quant à la vie millénaire des communautés juives en terre d’islam et de collecter, par le biais de fiches individuelles et familiales, des témoignages relatant les conditions dans lesquelles les Juifs qui ont vécu en terre d’islam ont été amenés à quitter leur pays d’origine.

Des sections de la JJAC ont été mises sur pied dans le monde entier, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine et en Israël. Pour la Belgique, c’est le CCOJB qui a été désigné comme organisation fédératrice des actions entreprises dans ce cadre.


Commission JJAC
Président › Moïse Rahmani
Membres › Milantia Bourla, Serge Cattan, Isaac Franco, Nathan Weinstock
Adresse › 68 avenue Ducpétiaux, 1060 Bruxelles
E-mail › Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Flash-Back

Les “réfugiés oubliés”
Camp de réfugiés juifs en Israël (1952)

A la veille de la guerre d'Indépendance d'Israël, près de 900 000 Juifs étaient citoyens du monde arabe. Certaines communautés, parmi les plus anciennes de la diaspora, y étaient établies depuis 2 600 ans.

Suite à la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël en 1948, la situation des Juifs dans les pays arabes s'empira dramatiquement. Ils furent déracinés de leur pays - 700 000 d'entre eux trouvèrent refuge en Israël - ou devinrent les otages politiques du conflit entre les Arabes et Israël. Résultat: il reste aujourd'hui moins de 5 000 juifs vivant dans les pays arabes.

Les principes légaux et de droit équitable, ainsi que l'histoire, laissent voir que deux populations de réfugiés furent créés en conséquence du long conflit au Moyen-Orient. Ce serait dès lors commettre une injustice si la communauté internationale devait reconnaître les droits d'une population victime – les réfugiés palestiniens – sans aussi reconnaître les mêmes droits aux autres victimes de ce même conflit au Moyen-Orient: les réfugiés juifs et chrétiens et les autres réfugiés originaires des pays arabes.

L'exode oublié

Si l'opinion publique n'ignore rien du drame des réfugiés palestiniens, celui des réfugiés juifs des pays arabes qui, depuis plus de deux mille ans vivaient au Moyen-Orient, a été occulté durant plus de cinquante ans.

La déclaration d'indépendance d'Israël voit déferler sur les communautés juives des pays arabes une vague de violence entraînant l'exode. Par centaines de milliers ils quittent cette terre d'Islam devenue inhospitalière.

Cinquante ans ont passé, les souvenirs affleurent. Leurs enfants, le monde doivent connaître enfin la vérité. Dans L'exode oublié, Moïse Rahmani partage avec le lecteur ses souvenirs personnels et, à travers des témoignages, souvent poignants, sans complaisance mais sans haine ni amertume, relate les heurs et malheurs des Juifs des pays arabes.

Une si longue présence

On n'en parle jamais: des 900 000 juifs qui vivaient dans la monde arabe en 1948, il en reste 4 500. A peine un demi pour cent. Exode d'une ampleur sans précédent dont l'auteur raconte l'histoire si peu connue.

A travers Une si longue présence, Nathan Weinstock retrace pays par pays, le parcours des communautés juives du monde arabe, prises en tenaille entre le statut d'infériorité qui leur était assigné par l'Islam et la promesse d'émancipation dont paraissait chargé l'Occident. Trajectoire qui a débouché dans chacun des Etats considérés sur un constat de faillite d'autant plus navrant que des militants juifs se trouvaient fréquemment aux avant postes de la lutte pour l'émancipation nationale et sociale. Echec douloureux qui reflète une faille préoccupante du monde arabe: l'incapacité à affronter l'Altérité.

Activités internationales

Sous l'égide de la WOJAC (World Organization of Jews from Arab Countries) et à l'invitation du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), un symposium international de la JJAC s'est tenu à Paris, le 6 juin 2005. Animée par Stanley Urman, directeur exécutif de la JJAC, cette réunion a eu lieu en présence de Nissim Zvili, ambassadeur d'Israël en France.

Seize représentants venus de Belgique, de France, de Grande-Bretagne, d'Italie, des Etats-Unis, du Canada et d'Israël se sont retrouvés pour lancer une campagne mondiale de sensibilisation à la question des “réfugiés oubliés”, à savoir les Juifs qui ont quitté les pays arabes, souvent dans des conditions difficiles et dans le dénuement le plus complet et dont une grande partie a été accueillie en Israël.

La deuxième réunion plénière de la JJAC s'est tenue à Londres le 19 septembre 2005 en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles, Zvi Heifetz, ambassadeur d'Israël en Grande-Bretagne et Jon Benjamin, directeur exécutif du Board of Deputies of British Jews.

Animée par Stanley Urman, directeur général de la JJAC, la réunion regroupait les représentants de la Belgique, de la France, de la Grande-Bretagne, des Etat-Unis, du Canada et du Brésil auxquels se sont joints, par conférence téléphonique, des délégués d'Espagne, d'Australie et du Mexique. La délégation israélienne comportait notamment des représentants des ministères de la Justice, des Affaires étrangères et des relations avec la diaspora.

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