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Colloque · 8 décembre 2008
Le Mémorial de la Shoah de Paris et le Centre Européen d'Etudes sur la Shoah et le génocide de l'ULB (CEESAG) vous invitent à assister au colloque qui aura pour thème “Le siècle de Lemkin - Historiens et juristes face à la Shoah et au génocide”. Sous le patronage de M. Armand De Decker, Président du Sénat, et avec le soutien de la Communauté française Wallonie-Bruxelles, de la Fondation du judaïsme belge, de la Fondation Bernheim et du FNRS, le colloque se tiendra au Sénat de Belgique le 8 décembre 2008, de 9h à 17h30.
C'est en 1943 que Raphaël Lemkin, un juriste originaire de Pologne, inventa le terme de génocide, formé à partir du grec genos (“race”, lignage) et du latin caedere (tuer). L’idée était de pouvoir nommer un type de crime alors sans nom: le massacre planifié, méthodique et systématique d’un groupe communautaire (ethnique,‘racial’, religieux), désigné de trop sur terre. C’est la Shoah - Lemkin y perdit 49 personnes de sa famille - mais aussi le génocide des Arméniens, qui l’amena à créer ce néologisme.
Le terme apparut pour la première fois dans Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation, une étude commandée par la Fondation Carnegie pour la paix internationale. S’il est mentionné, dès 1945, dans un document officiel relatif à l’acte d’accusation des criminels de guerre nazis, le statut du Tribunal de Nuremberg va préférer retenir d’autres incriminations, telles “crime contre la paix’, ‘crime de guerre’ et ‘crime contre l’humanité’. Il faudra attendre 1948 pour voir le terme génocide entrer dans le vocabulaire du droit international. C’est, en effet, le 9 décembre 1948 que l’Assemblée générale des Nations unies approuve à l’unanimité la résolution de la “Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide”.
Entrée en vigueur en 1951, la Convention stipule dans son article premier que “les parties contractantes confirment que le génocide, qu’il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, est un crime du droit des gens, qu’elles s’engagent à prévenir et à punir”. Plus de 140 Etats ont ratifié cette convention. Mais le génocide étant un crime d’Etat, sa prévention et sa répression posent un problème d’ingérence qui rend sa mise en œuvre difficile. A cela s’ajoutent des tentatives d’appropriation politique et polémique du concept, qui rendent sa compréhension de plus en plus difficile. Il tend à se diluer sous l’effet d’instrumentalisations abusives. Tout manquement aux droits de l’homme risque désormais d’être qualifié de génocide. Ce qui est sûr est que notre monde ne s’est pas mis définitivement à l’abri d’atrocités de tout ordre: génocides mais aussi ethnocides, politicides, épurations ethniques...
Soixante ans exactement après l’adoption de la convention, l’heure est au bilan critique.
Le siècle de Lemkin
Date › 8 décembre 2008, 9h à 17h30
Programme › Cliquez ici pour télécharger le pdf
Adresse › Sénat de Belgique (salle M), 8 rue de la Loi, 1009 Bruxelles
Entrée › Gratuite sur inscription
Inscriptions ›
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, 02 501 78 77,
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