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On Promoting Tolerance Throughout the European Continent

Brussels Plaza · 10 novembre 2008

A l'initiative du Congrès Juif Européen, du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), du European Council on Tolerance and Reconciliation (ECTR), de Yad Vashem et du World Holocaust Forum, un dîner sur le thème “On Promoting Tolerance Throughout the European Continent” s'est tenu à Bruxelles le 10 novembre 2008, en clôture des commémorations du 70ème anniversaire de la Kristallnacht et de la célébration de la Journée internationale de la tolérance instituée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1996.

Rehaussé par la présence du Premier ministre Yves Leterme, de nombreuses personnalités belges et internationales ont assisté à cet événement parmi lesquelles Lluis Maria de Puig, président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne, Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, Israël Meïr Lau, survivant de la Shoah, Grand Rabbin de Tel Aviv et ancien Grand Rabbin d'Israël, Aleksander Kwasniewski, président du ECTR et ancien président de Pologne, Alfred Moisiu, ancien président d'Albanie, Göran Persson, ancien Premier ministre de Suède, Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente de Lettonie, Samuel Pisar, survivant de la Shoah et écrivain, les sénateurs François Roelants du Vivier et Luc Van den Brande, la députée Viviane Teitelbaum ainsi que les ambassadeurs de nombreux pays.

Après le discours d'introduction du président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Lluis Maria de Puig, le président du CCOJB Joël Rubinfeld est revenu sur les événements de la Kristallnacht (lire le discours), “la nuit où le monde a vu, a su, et s’est tu”, rappelant que “le fascisme, le nazisme et, plus tard, le communisme vinrent et s’en allèrent, mais l’antisémitisme, lui, est resté”. Il s'est inquiété de l'“alliance tragique entre l’antisémitisme traditionnel (...) et sa nouvelle forme, celle qui a substitué l’Etat à l’individu, mise en oeuvre par des antisémites d’autant plus dangereux qu’ils avancent masqués et que l’on voit graviter autour de certaines ONG, d’une certaine Gauche en rupture avec ses idéaux, et du fondamentalisme islamique dont, faut-il le rappeler, les Musulmans sont aujourd’hui les premières victimes”. Le président du CCOJB a souligné que “les médias sont appelés à jouer un rôle de relais éducatif essentiel”, constatant toutefois que s'ils “exercent la vigilance citoyenne nécessaire à l’identification et la dénonciation des dérives issues de l’extrême-droite, [les médias] pêchent trop souvent d’indulgence et parfois de complaisance à l’égard de la violence verbale et physique quand elle naît dans le camp de la vertu autoproclamée, c’est-à-dire dans le camp de ceux qui font de l’antisémitisme dans la langue des droits de l’homme”. Joël Rubinfeld a conclu en rendant hommage à la clairvoyance et au leadership du Premier ministre Yves Leterme et du président du Congrès Juif Européen Moshe Kantor.

Moshe Kantor a ensuite remis à Yves Leterme le “Navigator of Jerusalem” en signe de respect et de gratitude pour son engagement dans le combat pour la tolérance et contre l'antisémitisme. Lors de son allocution (lire le discours), le Premier ministre a rappelé l'apport à notre société des “nombreux intellectuels juifs [qui] ont directement contribué ou ont posé les fondations des sciences, des arts et des philosophies que nous aimons appeler européens”. Il a réitéré sa condamnation des déclarations antisémites du président iranien et a souligné que “nous devons être vigilants face à un nouvel antisionisme qui est un antisémitisme caché qui, en réalité, n'a pas accepté l'existence de l'Etat d'Israël”, ajoutant que “l'Europe ne peut pas tourner le dos à Israël”. Il a rappelé que “le rêve du nouvel Eretz Israel était né en Europe, dans les coeurs et les esprits de Theodor Herzl et de ses disciples” et que “depuis de nombreux siècles, dans des milliers de foyers juifs d'Europe, Pessah, la Pâques juive, se termine avec le voeu: “L'an prochain à Jérusalem!”. Yves Leterme a conclu en déclarant que “nous ne pouvons jamais prendre la tolérance et le respect, valeurs fondamentales de la civilisation, pour acquis”.

Le président du ECTR et ancien président de Pologne Aleksander Kwasniewski et les vice-présidents de la Commission européenne Günter Verheugen et Jacques Barrot ont ensuite pris la parole avant que le président du Congrès Juif Européen Moshe Kantor ne clôture la soirée en rappelant l'importance de l'éducation, préalable au respect mutuel et à la tolérance. Il annonça également l'ouverture d'un nouveau chantier, à savoir l'affrètement d'un navire qui devrait relier les côtes européennes à celles américaines le 27 janvier 2010, date de la Journée internationale de la Shoah, en souvenir du paquebot Saint-Louis qui, en 1939, partit de Hambourg avec 937 passagers à son bord, tous juifs, fuyant les persécutions du régime nazi, avant d'être refoulé par les autorités cubaines et américaines. Moshe Kantor rappela qu'à son retour dans les eaux européennes, 214 des 937 réfugiés juifs trouvèrent asile en Belgique. La Grande-Bretagne, la France et les Pays-Bas accueillirent 692 autres passagers.

Le dîner de clôture faisait suite à la commémoration de la Kristallnacht à la Grande Synagogue d'Europe en présence du président de la Chambre des Représentants, Herman Van Rompuy, et à la cérémonie au Parlement européen en présence de son président, Hans-Gert Pöttering.

 
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