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Psychodrame antisioniste à Nivelles: Discours d'André Flahaut

Nivelles · 24 mai 2008

Verbatim du discours d'André Flahaut, député socialiste, conseiller communal de Nivelles et ancien ministre de la Défense.

Bien, bonjour à tous, et tout d’abord, effectivement, je suis conseiller communal de cette ville, et je suis honteux pour cette ville, et je suis honteux de ma ville, parce que lorsque l’on interdit une manifestation ou une expression, je considère ça comme une dérive dangereuse, quelles que soient les personnes qui manifestent et quelle que soit la cause pour laquelle elles manifestent. Et en tout cas bienvenue puisque j’habite ici dans l’appartement, bienvenue chez moi.

Il m’a été donné de voir beaucoup de situations difficiles, dramatiques, insupportables dans de nombreuses parties du monde, et je suis, comme toute personne normalement constituée, révolté lorsque je vois des enfants souffrir, lorsque je vois des femmes maltraitées, violées, lorsque je vois des hommes maltraités et des libertés bafouées.

Les murs par exemple n’ont jamais réglé aucun problème mais tout le monde a droit à exister, tout le monde a droit à exister librement, tout le monde a droit à trouver le bonheur, et le bonheur des uns ne se construit pas sur la privation des libertés des autres.

Et c’est dans cette optique là que mon engagement a toujours été un engagement aux côtés des démocrates, un engagement aux côtés de celles et ceux qui veulent une vigilance, une vigilance démocratique.

Et donc, pendant les douze ans et demi que j’ai été ministre, j’ai mis tout en œuvre aussi pour que l’on n’oublie pas et que l’on se souvienne des atrocités dont le peuple juif a été victime pendant la deuxième Guerre mondiale. Nous avons pris une série de dispositions, et la vérité et l’objectivité demandent que l’on reconnaisse ce travail qui a été fait pendant les gouvernements depuis 1995 et plus particulièrement avec Guy Verhofstadt depuis 99 jusqu’en 2007.

On a eu cet engagement et donc je demande aussi que l’on ait le même engagement, la même détermination, la même volonté pour faire entendre la voix de celles et ceux qui aujourd’hui souffrent, pour faire en sorte que l’on évite la banalisation, que l’on évite l’indifférence et que l’on évite d’alimenter les extrémismes de part et d’autre.

Et donc ma volonté, mon engagement, où que je sois, et personne ne m’arrêtera, personne n’arrêtera ma liberté d’expression, ma liberté de pensée et ma liberté d’action, où que l’on se trouve – et je crois qu’on en a fait la démonstration au moment de la guerre en Irak auquel nous nous sommes opposés ici en Belgique – eh bien ma volonté est effectivement d’être aux côtés des hommes et des femmes qui veulent le dialogue, qui veulent la discussion pour la recherche de la stabilité et de la paix parce que si les hommes qui veulent la paix, qui veulent le dialogue, qui veulent la stabilité et le bonheur pour tous il y en de part et d’autre, si ces hommes, ces femmes, s’unissent pour les générations futures, eh bien les extrémismes n’auront plus leur place et je suis résolument déterminé à lutter – c’est la raison pour laquelle je porte ce triangle rouge en permanence, symbole de ce que portaient les prisonniers politiques dans les camps de la mort – je suis déterminé à lutter contre tous les extrémismes, tous les nazismes, tous les fascismes où qu’ils se trouvent et au moment où ils se présentent. Voilà, c’est pour ça que je suis ici, et si c’était à refaire je le referai parce que je suis un homme libre.

Je vous remercie.

 
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